<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Chroniques Papoïdes</title>
	<atom:link href="http://paper0.autographique.net/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://paper0.autographique.net</link>
	<description>Au fond de la forme, la réforme du fond</description>
	<lastBuildDate>Sat, 30 Jan 2010 08:18:25 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0</generator>
		<item>
		<title>A laisser tout en haut</title>
		<link>http://paper0.autographique.net/2010/01/30/a-laisser-tout-en-haut/</link>
		<comments>http://paper0.autographique.net/2010/01/30/a-laisser-tout-en-haut/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 30 Jan 2010 08:16:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paper0</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moisissure]]></category>
		<category><![CDATA[Posture]]></category>
		<category><![CDATA[Progéniture]]></category>
		<category><![CDATA[Usure]]></category>
		<category><![CDATA[fissure]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://paper0.autographique.net/?p=26</guid>
		<description><![CDATA[Ce petit billet est destiné à celui qui ne manquera pas, un jour ou l’autre, de « tomber » là-dessus, soit par hasard parce que j’aurai laissé échapper de quoi m’identifier, soit parce qu’il aura bien cherché, et alors il trouvera. Il lira avec les yeux de la haine au pire, avec ceux du mépris au mieux. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce petit billet est destiné à celui qui ne manquera pas, un jour ou l’autre, de « tomber » là-dessus, soit par hasard parce que j’aurai laissé échapper de quoi m’identifier, soit parce qu’il aura bien cherché, et alors il trouvera.<br />
Il lira avec les yeux de la haine au pire, avec ceux du mépris au mieux.<br />
Je ne compte pas modifier ce parti pris avec ce seul paragraphe. Ni avec les suivants. C’est FINI.</p>
<p>A moins que.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://paper0.autographique.net/2010/01/30/a-laisser-tout-en-haut/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lepticur</title>
		<link>http://paper0.autographique.net/2010/01/30/lepticur/</link>
		<comments>http://paper0.autographique.net/2010/01/30/lepticur/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 30 Jan 2010 07:50:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paper0</dc:creator>
				<category><![CDATA[Figure]]></category>
		<category><![CDATA[Mesure]]></category>
		<category><![CDATA[Posture]]></category>
		<category><![CDATA[Serrure]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://paper0.autographique.net/?p=57</guid>
		<description><![CDATA[En quoi ce titre se rapporte-t-il à ce billet ??? Mystère&#8230; C&#8217;est en rapport avec une gêne que le garçon orange éprouve à cause du traitement un peu lourdingue qu&#8217;il prend actuellement. Vous savez, celui qui s&#8217;intéresse aux expressions de la langue française&#8230; Et comme j&#8217;aime bien les mots en &#171;&#160;ure&#160;&#187;&#8230; Tiens, il y aura [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En quoi ce titre se rapporte-t-il à ce billet ??? Mystère&#8230; C&#8217;est en rapport avec une gêne que le garçon orange éprouve à cause du traitement un peu lourdingue qu&#8217;il prend actuellement. Vous savez, celui qui s&#8217;intéresse aux expressions de la langue française&#8230; Et comme j&#8217;aime bien les mots en <em>&laquo;&nbsp;ure&nbsp;&raquo;</em>&#8230; Tiens, il y aura bientôt une catégorie &laquo;&nbsp;progéniture&nbsp;&raquo;. Mais rien à voir.</p>
<p>On attend encore, à ce jour, qu&#8217;il cesse le combat d&#8217;arrière-garde de sa reconquête. Celui-là seul, en fait. Que cet immense moulin à vent qui l&#8217;<em>occupe</em> cesse d&#8217;être un ennemi à vaincre. Que le &laquo;&nbsp;Chevalier à la triste figure&nbsp;&raquo; veuille bien rendre les armes, en acceptant d&#8217;avoir perdu. J&#8217;ai pas gagné, qu&#8217;on n&#8217;en parle plus, l&#8217;envahisseur est sur le terrain et plus aucune résistance ne peut plus s&#8217;exprimer. Plus d&#8217;attentats. Aujourd&#8217;hui les enfants des enfants des occupants ont oublié que leurs aïeux ont livré un combat et s&#8217;en foutent royalement. Quelques-uns rêvent encore d&#8217;Occitanie ou de Bretagne indépendante, mais la plupart sont heureux d&#8217;être français, ou encore ont bien mayonnaisé leurs origines.</p>
<p>Des expressions, je ne vais pas en donner des tonnes. Il faudrait qu&#8217;elles se présentent à l&#8217;esprit, et que précisément à ce moment je sois en mesure de les consigner dans ce blog-notes. Mais voici au moins quelques clichés, en vrac. (Après &laquo;&nbsp;rendre les armes&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;combat d&#8217;arrière-garde&nbsp;&raquo;, laissons de côté le langage militaire pour y revenir plus bas.)</p>
<p>Laisser aller. Lâcher prise. Abandonner la partie. Nager dans le sens du courant. Se maintenir à flot. Partir à la dérive. Décrocher. S&#8217;accrocher aux branches basses.</p>
<p>Fromage OU dessert. Amour OU liberté.</p>
<p>L&#8217;amour ne devrait pas se décrire comme une guerre. Il ne devrait pas se raconter en terme de conquête, de reconquête, ni de défaite ou de territoire à conserver. L&#8217;amour n&#8217;est pas un moulin à vent ennemi.</p>
<p>Mais où sommes-nous, là ?</p>
<p>Vous rendez-vous compte qu&#8217;on se prend à aller vérifier régulièrement, à pas de loup dans sa chambre, s&#8217;il respire toujours ?</p>
<p>Alors non, ça ne va pas. On veut s&#8217;assurer qu&#8217;il n&#8217;a pas pris la boîte de médocs entière, histoire de se &laquo;&nbsp;mettre en sommeil&nbsp;&raquo;.</p>
<p>En vérité, ils sont nombreux, à faire ça. Je parle de ces gens un peu extrêmes, autant dans leurs souffrances que dans leurs joies. En phase dépressive, les risques de passage à l&#8217;acte sont toujours présents, en particulier lors des changements de traitement.</p>
<p>Sauras-tu ne pas faire ce que font les autres ? Faire preuve d&#8217;un peu d&#8217;originalité ? Et cesser de faire peser sur tes proches toute la culpabilité de n&#8217;avoir pas su empêcher le terrible geste ? Je n&#8217;aimerais pas vivre cela. Et plus je le vois évoluer, ou plutôt NE PAS évoluer dans le courant de sa dépression (pas d&#8217;erreur : il s&#8217;agit bien d&#8217;une dépression grave, non d&#8217;un épisode dépressif), plus j&#8217;ai peur. J&#8217;ai moi-même, par le passé, failli ne pas me rater. Alors laissez-moi avoir peur, et penser que maintenant il faut prendre des risques.</p>
<p><strong> <span style="color: #3366ff;">[</span></strong>[J'ai juste effleuré la possible bipolarité thymique de sa psyché. Je pense pouvoir développer ailleurs ce point, auquel je crois, donc on y reviendra, forcément, et en attendant, trouvez-nous une branche basse. Le bouleau, par exemple, ou le boulot]<strong> <span style="color: #3366ff;">]</span></strong></p>
<p>Parce qu&#8217;il se raconte et se re-raconte son amour perdu en travestissant la réalité, il se fixe sur un moment de son histoire personnelle en n&#8217;avançant plus nulle part..</p>
<p>La réalité de son amour ? Parlons-en un peu. Ça fait mal, quand j&#8217;appuie là ?</p>
<p>Attends un peu, t&#8217;as pas fini.</p>
<p>Je pense qu&#8217;à ce stade de l&#8217;histoire, tu as dû t&#8217;apercevoir que ce n&#8217;es pas parce qu&#8217;on a arrêté de mentir que pour autant on se met à dire la vérité. Rappel des faits.</p>
<p>Tu as vingt-quatre ans, et tu te branches avec une nana qui en a 16. Toi tu changes d&#8217;histoire d&#8217;amour (déjà avec une fille bien plus jeune que toi), tu en largues une tout en conservant avec elle de nombreuses relations, dont le but inavoué est de te permettre de te biberonner sérieux, car déjà tu bois, et déjà tu mens. Bien sûr, les premiers moments sont merveilleux (sauf que t&#8217;as déjà pas TOUT dit). Mais ta nouvelle amie vit-elle cette histoire sur le même registre que toi ? Je ne le crois pas, pour elle c&#8217;est un premier amour. Contrairement à ce que tu laisses croire, vous n&#8217;avez jamais vécu ensemble, à part quelques courtes périodes de vacances. Vous avez tous deux habité chez vos parents, et ça fait une sacrée différence par rapport au discours selon lequel vous avez &laquo;&nbsp;construit ensemble&nbsp;&raquo;. Au cours de ces vacances, je crois me rappeler que tu t&#8217;es toujours ménagé des moments où, seul, tu pouvais faire quelques &laquo;&nbsp;courses&nbsp;&raquo;, par exemple t&#8217;envoyer deux-trois godets, du qui fait pas trop sentir l&#8217;haleine…</p>
<p>Pour ce que nous avons pu voir de vos relations, je n&#8217;ai pas eu, moi, l&#8217;impression d&#8217;assister à un conte de fée. Entre les nombreuses réflexions ironiques sur sa stupidité et les multiples épisodes où tu l&#8217;as bordée, lui as chanté une berceuse quelconque puis plantée là pour aller siffler ton cubitainer de rosé, je n&#8217;ai pas vu tellement de moments roses partagés.</p>
<p>Nous avons tous bien vu que cette histoire devenait trop lourde pour une S. trop jeune.</p>
<p>Je ne sais pas, j&#8217;avoue, si c&#8217;est bien de faire du mal à quelqu&#8217;un qui souffre déjà. Mais si on considère qu&#8217;il souffre pour de mauvaises raisons, il peut être bénéfique de lui montrer à quel endroit se situe réellement sa douleur. Non ? Je me trompe ?</p>
<p>Mais bon, arrête !</p>
<p>Ce combat, si vraiment tu veux appeler ça un combat, est perdu. Encore une fois, on ne devrait pas parler en langage militaire. Il y a derrière cela des significations de mâle dominant éconduit, sur un terrain de compétition, qu&#8217;il me gêne de laisser voisiner avec un amour prétendument partagé. L&#8217;amour doit être une CONVERGENCE, non une confrontation. Quand l&#8217;un aime encore et que l&#8217;autre n&#8217;aime plus, alors c&#8217;est une divergence, l&#8217;histoire s&#8217;arrête, point-barre, on change d&#8217;histoire et on cesse de pleurnicher sur son propre sort (ça fait mal aussi, là ?). Du moins au bout d&#8217;un temps de deuil raisonnable.</p>
<p>Voilà, nous sommes une famille unie, quoique recomposée. Les êtres qui la peuplent sont sensibles, pudiques, n&#8217;aiment guère s&#8217;exposer, mais savent qu&#8217;ils aiment et sont aimés. Ils savent qu&#8217;ils sont là les uns pour les autres. Je voudrais t&#8217;aider. Voudras-tu bien accepter l&#8217;idée d&#8217;une réciprocité ?</p>
<p>Je m&#8217;explique : nous te savons gré d&#8217;avoir conscience que nous sommes là pour toi. Tu nous en a remercié. Sois un peu là pour nous aussi, tu verras que tu en retireras du plaisir.</p>
<p>Et puis, n&#8217;oublies jamais un détail : moi 56, ta mère 53, nous ne ferons pas un jour de plus que nécessaire de boulot. Dans peu d&#8217;années nous ne pourrons plus subvenir. Et de même que, tu l&#8217;as vécu, la vie peut basculer en une seconde, certaines échéances qui paraissent lointaines arrivent bien plus vite qu&#8217;on ne le croit.</p>
<p>A toi de jouer, et de gagner.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://paper0.autographique.net/2010/01/30/lepticur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>(au fur et à&#8230;)</title>
		<link>http://paper0.autographique.net/2010/01/28/au-fur-et-a/</link>
		<comments>http://paper0.autographique.net/2010/01/28/au-fur-et-a/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 07:17:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paper0</dc:creator>
				<category><![CDATA[Figure]]></category>
		<category><![CDATA[Mesure]]></category>
		<category><![CDATA[Usure]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://paper0.autographique.net/?p=51</guid>
		<description><![CDATA[Voici que Julien se met à jouer avec les expressions. Normal. Dès qu&#8217;on se met à écrire, l&#8217;effet miroir se fait jour. Si toutefois on se relit. Et dans un miroir, on peut réfléchir… Vous ne lisez pas assez en profondeur ce que j&#8217;écris. Vous, c&#8217;est-à-dire mes deux lecteurs et demi, ce dernier n&#8217;étant pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici que Julien se met à jouer avec les expressions. Normal. Dès qu&#8217;on se met à écrire, l&#8217;effet miroir se fait jour. Si toutefois on se relit. Et dans un miroir, on peut réfléchir…</p>
<p>Vous ne lisez pas assez en profondeur ce que j&#8217;écris. Vous, c&#8217;est-à-dire mes deux lecteurs et demi, ce dernier n&#8217;étant pas identifié, du moins à ce jour.</p>
<p>Il peut paraître curieux qu&#8217;un garçon qui s&#8217;exprime presque uniquement à base de fautes d&#8217;orthographe et de syntaxe s&#8217;intéresse aux expressions de la langue française, alors que ses textes, livrés au public, laissent penser qu&#8217;il ne prend même pas la peine de se relire, ni bien sûr de se préoccuper d&#8217;être lisible. C&#8217;est vrai, j&#8217;ai du mal : on dirait que ce gars-là ne me respecte pas, et qu&#8217;il me laisse toute la vaisselle après s&#8217;être assuré que lui-même ait bien mangé. J&#8217;ai, pendant quelque temps, repris ses phrases pour qu&#8217;elles tiennent debout ["tenir debout"], et puis j&#8217;ai vu combien cela m&#8217;occupait, sans pour autant que ça ne l&#8217;aide vraiment, lui.</p>
<p>(Un peu comme des parents qui continuent à nourrir leur rejeton au-delà du moment où il aurait dû prendre son indépendance.) (Mais ceci n&#8217;était &laquo;&nbsp;qu&#8217;une parenthèse&nbsp;&raquo;.)</p>
<p>J&#8217;ai par contre déjà utilisé deux fois un mot-clé que je trouve intéressant : OCCUPER. Oui, en cherchant on trouve aussi &laquo;&nbsp;préoccuper&nbsp;&raquo;. C&#8217;est là-dessus que je glose en ce jour.</p>
<p>Savez-vous que j&#8217;ai mis quarante-huit (48 !) heures pour écrire les vingt lignes qui précèdent ? Ce n&#8217;est sûrement pas parce que je tape lentement. C&#8217;est plutôt parce que je suis un homme occupé. Au sens de territoire occupé par des armées d&#8217;occupations. (Encore une fois, mes fautes à moi sont voulues, elles donnent du sens en sus).</p>
<p>Je suis préoccupé par la dépression de Julien, par le harcèlement moral subi par ma femme à son boulot, qui fera l&#8217;objet, j&#8217;espère bientôt, d&#8217;un billet, et je suis occupé de nombreuses manières par ces préoccupations. Ah, oui, il y a aussi mon boulot.</p>
<p>Je n&#8217;en veux à personne pour m&#8217;occuper de la sorte, mais il s&#8217;ensuit nécessairement pas mal de frustration. Et quand est-ce que moi je fais MES choses ? Réponse : quand je m&#8217;enlèverai les doigts du cul. Parce que j&#8217;ai quand même encore du temps libre, et qu&#8217;en fais-je ? Je fais la sieste avec les docus de la Cinq, ou je regarde des tutos sur After Effects sur le web. Et le pire, je me contente de les regarder, sans les reproduire, ce qui fait qu&#8217;au bout du compte ils ne me servent à rien. A aucun moment je n&#8217;entreprends mes propres œuvres, et à cela deux raisons : j&#8217;ai conscience de n&#8217;avoir pas le temps d&#8217;arriver au bout, et, surtout, je suis programmé pour avoir conscience que ce que je fais, c&#8217;est, au mieux sans intérêt, au pire de la crotte de marmotte. Sentiment chaque fois renforcé lorsqu&#8217;un spectateur éventuel (que j&#8217;évite soigneusement) me fait un commentaire ironique qui me disqualifie instantanément. En réalité c&#8217;est probablement moi seul qui y vois de l&#8217;ironie… Il est vrai que je n&#8217;ai pas forcément les mêmes goûts artistiques que lesdits spectateurs, mais que je leur accorde à eux, a priori, plus de crédit qu&#8217;à moi-même. Ce qu&#8217;il ne faut surtout pas faire, donc.</p>
<p>En fait, je me plains d&#8217;être occupé comme alibi pour ne pas faire les choses que pourtant j&#8217;adore faire-mais-que-je-n&#8217;ai-pas-le-temps-de-faire. Quelles choses ? Bof, presque rien : des visages animés en 3D avec rendu photo-réaliste, des animations-montages vidéo avec post-prod intéressante, bancs titres animés et même textes (animés), bref plein de &laquo;&nbsp;trucs&nbsp;&raquo; qui me prendraient, en fait, des jours entiers, voire des semaines, à réaliser. Sauf que ce serait une occupation contre une autre. Les gens qui connaissent un peu le monde de la 3D savent que ça prend une vie.</p>
<p>Comme tout le monde, je fais des petits trucs dans les trous, et j&#8217;attends la retraite en sachant que je ne ferai sans doute rien de mieux. Puisque quoi qu&#8217;il arrive, je me débrouillerai pour être encore occupé par ceci-cela.</p>
<p>Je suis occupé parce que je le veux bien. Par le passé, les seules fois où ma patience s&#8217;est tarie, je me suis contenté de partir. Ici, je me sens toujours bien et j&#8217;espère ne jamais avoir envie de partir. J&#8217;écris cela juste pour renforcer quelque chose, de l&#8217;ordre de l&#8217;affirmation de mon amour pour les gens qui m&#8217;entourent et me le rendent bien, et auxquels je pardonne le fait de m&#8217;occuper. Puisque je m&#8217;occupe tout seul, sans qu&#8217;on me le demande.</p>
<p>Quatrième jour de rédaction de cet article. 8 heures.</p>
<p>Occupations de ce jour : Moto-taxi pour emmener Julien voir son psy, rendez-vous du jeudi à 8 heures 45, départ dans une demi-heure. Suivi de deux heures de queue à la sous-préfecture de Sarcelles, pour essayer une troisième fois de récupérer son permis. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils vont inventer cette fois-ci ? Une bouteille d&#8217;acide renversée par mégarde dans la nuit juste dans le bac où il se trouve ? (Il faut que je raconte ça un jour, encore un truc &laquo;&nbsp;à faire&nbsp;&raquo; pour m&#8217;occuper). Ensuite, retour dans la région. Selon l&#8217;heure, arrêt vraisemblable pour s&#8217;acheter deux grecs chez le grec. Puis  retour maison, manger, doucher, raser, et, enfin, aller au boulot ! La joie. Fin vers 21 heures 15.</p>
<p>Et vous voulez que je fasse des billets quand ?</p>
<p>Que Dieu ou qui vous voudrez vous occupe. Ça, c&#8217;est de la thérapie.</p>
<p><strong>Addendum</strong> de 11 heures :</p>
<p>Ben finalement non, j&#8217;ai foiré le scénar. Les ordinateurs de la sous-préfecture fonctionnaient, il n&#8217;y avait pas 72 mètres de pré-queue sans ticket ni 150 personnes en queue avec ticket. Et le permis de Julien n&#8217;était pas dissous. Il est beau, il est neuf. Toutefois  il a un peu plus d&#8217;un mois d&#8217;arnaque  puisqu&#8217;ils n&#8217;ont pas pour autant prorogé la durée de validité.<br />
Au final on est sortis à 9 h 45, petit passage à la pharmacie pour son polystyrène expansé jaune (Zyprexa®), et retour maison à 10 h 15.<br />
Me reste donc 3 h30 de calme, mais toujours pas de quoi entreprendre un (grand) projet.</p>
<p>Tiens, m&#8217;en vais regarder des tutos en pdf sur zBrush 3.5 R3. Ça changera d&#8217;After.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://paper0.autographique.net/2010/01/28/au-fur-et-a/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La vie des bêtes</title>
		<link>http://paper0.autographique.net/2010/01/12/la-vie-des-betes/</link>
		<comments>http://paper0.autographique.net/2010/01/12/la-vie-des-betes/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 12:40:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paper0</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Figure]]></category>
		<category><![CDATA[Piqûre]]></category>
		<category><![CDATA[Posture]]></category>
		<category><![CDATA[Serrure]]></category>
		<category><![CDATA[Instincts]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Fradin;]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://paper0.autographique.net/?p=45</guid>
		<description><![CDATA[J&#8217;ai rencontré Jacques Fradin vers l&#8217;année 1985, ou 86, je ne sais plus. Il venait de commencer des ateliers de thérapie instinctive et comportementale. Attention, il ne s&#8217;agissait pas d&#8217;instinctothérapie, et il s&#8217;inscrivait bien en faux contre Guy-Claude, lequel prônait aussi de laisser tomber la médecine allopathique classique y compris en cas de cancer (et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul type="disc"></ul>
<ol>J&#8217;ai rencontré Jacques Fradin vers  l&#8217;année 1985, ou 86, je ne sais plus.</p>
<p>Il venait de  commencer des ateliers de thérapie instinctive et comportementale.</p>
<p>Attention, il ne  s&#8217;agissait pas d&#8217;instinctothérapie, et il s&#8217;inscrivait bien en faux contre  Guy-Claude, lequel prônait aussi de laisser tomber la médecine allopathique  classique y compris en cas de cancer (et plus tard de SIDA, qui arrivait  alors). Au contraire, Jacques Fradin, lui, était bien un médecin. D&#8217;ailleurs  j&#8217;imagine qu&#8217;il l&#8217;est toujours. Et même pas besoin d&#8217;imaginer longtemps,  suffit de <a href="http://www.ime.fr/">googler un p&#8217;tit coup</a> : c&#8217;est beau,  les outils modernes de copains d&#8217;avant et toute cette sorte de merde… Mais  continuons. Médecin, oui, et surtout homéopathe, réputé s&#8217;il en fut.</p>
<p>&lt;[parenthèse]&gt;</p>
<p>Je m&#8217;étais rendu à  ses ateliers, invité par l&#8217;ami C.Magot, kiné de son état et malheureux en  ménage. Le but, me déstresser, décompresser d&#8217;une situation que je vivais avec  douleur, voir plus clair, décrypter certaines contractures surprenantes. Oh,  rien de bien difficile au fond. Mais ces séances étaient vouées à l&#8217;échec,  plombées à l&#8217;avance pour une raison bien simple : c&#8217;est que mon épouse, que je  tenais pour la raison principale de mon stress, était là également.</p>
<p>Et, passés les  premiers moments où, dans ce genre de groupe de thérapie, on consacre quelques  épisodes un peu timide-gêné à se présenter, dire ce qui ne va pas dans notre  vie et ce qu&#8217;on attend, j&#8217;ai compris rapidement que j&#8217;allais tout bêtement me  faire, une fois de plus, voler l&#8217;espace de vie personnelle que je recherchais.  J&#8217;ai commencé à m&#8217;exposer, quelques phrases… et puis ELLE m&#8217;a coupé la parole  et à fini par raconter SA vie à ELLE. Bien sûr, tout le monde s&#8217;en est rendu  compte, sauf elle, et lorsque JF s&#8217;est retourné vers moi, ostensiblement, pour  m&#8217;aider à poursuivre, eh bien je me suis refermé, et n&#8217;ai pas voulu en dire  plus long. Fin des fradinades, encore appelées &laquo;&nbsp;Écoute instinctive&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&lt;/[parenthèse]&gt;</p>
<p>Où est-ce donc bien  que je veux en venir ?</p>
<p>Je voudrais juste  exposer comment j&#8217;ai fait connaissance, grâce à lui, à une schématisation  claire des travaux de Laborit sur les instincts, et sur les répercussions  physiologiques des différents &laquo;&nbsp;états&nbsp;&raquo; :</ol>
<ul type="disc">
<li>Activation de l&#8217;action d&#8217;une      part</li>
<li>Et d&#8217;autre part
<ul type="disc">
<li>Fuite</li>
<li>Lutte</li>
<li>Inhibition</li>
</ul>
</li>
</ul>
<ol>Ces deux  &laquo;&nbsp;pôles&nbsp;&raquo; sont régis l&#8217;un par un circuit dit de plaisir-récompense,  l&#8217;autre par un circuit de souffrance-peur-punition. Ce dernier est responsable  de la sécrétion notamment de cortisol puis de  cortisone/adrénaline-noradrénaline. (Attention, c&#8217;est clairement schématique,  hein. Pour la partie neurobiologique, se reporter aux travaux de Laborit entre  autres).</p>
<p>Un déséquilibre entre  ces deux pôles fera nécessairement surgir une, voire des maladies. Le circuit  de Peur-souffrance-punition est &laquo;&nbsp;activé&nbsp;&raquo; par une réaction logique à  un stress : menace d&#8217;un prédateur, menace sur mon beefsteack par un dominant-concurrent,  atteinte à ma progéniture… On rappelle ici que les états instinctifs décrits  ici sont eux-mêmes des réponses naturelles à des instincts, lesquels sont au  nombre de trois : BOIRE, BOUFFER, BAISER. C&#8217;est la règle des trois B, bien  connue des spécialistes. On peut regrouper boire et manger dans une  sur-catégorie &laquo;&nbsp;Vivre&nbsp;&raquo;. Toute menace sur la vie entraîne une réaction  :</p>
<li>En milieu ouvert, c&#8217;est la fuite qui prime (normalement, car      ensuite il existe des pathologies et des perversions de la réponse).</li>
<li>En milieu clos, regardez les      rats, c&#8217;est la lutte qui s&#8217;impose.</li>
<li>Enfin, lorsqu&#8217;aucune solution      n&#8217;offre la possibilité d&#8217;un retour normal à la situation &laquo;&nbsp;Activation      de l&#8217;action&nbsp;&raquo;, il reste l&#8217;inhibition : la proie-mulot se fige et      &laquo;&nbsp;fait le mort&nbsp;&raquo; en espérant que le busard, là-haut, le perdra de      vue, car tout mouvement le dévoilera.</li>
<p>Je crois qu&#8217;il est  clair à partir de là qu&#8217;on peut déjà faire quelques parallèles par rapport à  certains types de maladies, dont le caractère psychosomatique n&#8217;est pas à  démontrer (exemple typique de l&#8217;infarctus du myocarde : on a le plus souvent  affaire à des hommes dont l&#8217;expression est la lutte. Autoritaires,  tonitruants, buvant sec et profitant de la vie… Au départ il s&#8217;agit d&#8217;une  réponse à une situation de frustration/punition. Cette situation est oubliée  mais le stress n&#8217;a pas été résolu et donc le retour à l&#8217;activation n&#8217;a pas pu  se faire. Et s&#8217;ensuivent des troubles pléthoriques de sur-compensation…) (Autre exemple, la dépression, mais ça&#8230;)</p>
<p>Pour Fradin, être  capable de se mettre à l&#8217;écoute de son corps pouvait revenir à faire un  diagnostic précis de la situation de stress qui avait engendré tel ou tel  symptôme particulier. Par exemple, une douleur ou une contracture musculaire  située sur la cuisse, ou encore une clonie de cette même zone, pouvait  traduire un désir de fuite, en réaction à une menace. Il s&#8217;agissait bien  d&#8217;instinct au sens le plus basique du terme, puisqu&#8217;il fait appel à la partie  reptilienne de notre cerveau, de celui en tous cas que nous possédions AVANT  d&#8217;appeler un chat un chat. On l&#8217;appelle le rhinencépale et c&#8217;est lui qui  traite les odeurs. Comme chacun sait, l&#8217;olfaction est le sens premier (1ère  paire crânienne). Mais je ne vais pas faire que des phrases à double sens, non  plus. C&#8217;est aussi par l&#8217;olfaction que l&#8217;on peut se plaire. C&#8217;est-à-dire  évaluer la quantité respectives d&#8217;oestrogènes ou de testostérone qu&#8217;on va trouver  chez l&#8217;autre.</p>
<p>J&#8217;ignore quels furent les développements ultérieurs des techniques que Jacques Fradin était à l&#8217;époque en train de mettre au point, il y a déjà vingt-cinq ans. Mais je ne doute pas qu&#8217;il a bien avancé dans cette voie, attendu que ce type-là était (est) brillantissime. Comme j&#8217;avais trouvée brillante l&#8217;idée selon laquelle l&#8217;Homme, seul mammifère du règne l&#8217;animal à éprouver le besoin de consommer le lait d&#8217;une autre race mammifère au-delà de la période normale de sevrage, était également la seule race à connaître l&#8217;ostéoporose. Bon, ça peut se discuter. Eh bien, bonne chance. Je crois que c&#8217;est la première fois aujourd&#8217;hui que j&#8217;effleure un peu mon passé personnel.</ol>
<p>﻿</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://paper0.autographique.net/2010/01/12/la-vie-des-betes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Satan l&#8217;habite</title>
		<link>http://paper0.autographique.net/2010/01/11/satan-lhabite/</link>
		<comments>http://paper0.autographique.net/2010/01/11/satan-lhabite/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 10:54:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paper0</dc:creator>
				<category><![CDATA[Figure]]></category>
		<category><![CDATA[Futur]]></category>
		<category><![CDATA[Posture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://paper0.autographique.net/?p=39</guid>
		<description><![CDATA[A propos du blog de J. Ça fait des semaines maintenant que je ne me préoccupe même plus de corriger les fautes, qu&#8217;elles soient d&#8217;orthographe, de syntaxe ou même de style. Pourquoi ? Ben… Parce qu&#8217;il faut bien dire qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;évolution dans l&#8217;aspect &#171;&#160;thérapie&#160;&#187; du process. Il reste toujours obsessionnel : l&#8217;amour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A propos du <a href="http://mes2combats.fr/">blog de J</a>.<br />
Ça fait des semaines maintenant que je ne me préoccupe même plus de corriger les fautes, qu&#8217;elles soient d&#8217;orthographe, de syntaxe ou même de style. Pourquoi ?<br />
Ben…<br />
Parce qu&#8217;il faut bien dire qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;évolution dans l&#8217;aspect &laquo;&nbsp;thérapie&nbsp;&raquo; du process. Il reste toujours obsessionnel : l&#8217;amour perdu, le seul le vrai que rien ne remplacera jamais. Ça, c&#8217;est la thématique centrale sur laquelle s&#8217;appuie tout le reste. Or c&#8217;est cet aspect-là seulement qui compte pour moi. Les répétitions ad nauseam de ses heures de lever, de coucher, de ce qu&#8217;il a fait, et surtout pas fait, ainsi que la chanson-mantra &laquo;&nbsp;le monde est cruel et je suis malheureux&nbsp;&raquo;, ça ne nous avance guère. Et que penser des phrases du genre &laquo;&nbsp;je ne développerai pas&nbsp;&raquo; ? Ben c&#8217;est dommage, parce que c&#8217;est bien en développant un peu qu&#8217;on rend intéressantes certaines pensées, y compris les plus perverses, et qu&#8217;on peut, peut-être, dénouer/déjouer certains pièges de ses propres pensées.</p>
<p>Et le reste ?<br />
1. Je suis trop nul, mais les autres le sont bien plus que moi. En plus d&#8217;être nuls, ils sont stupides. Moi au moins, je suis intelligent. D&#8217;accord, je ne fais rien de propre avec mon intelligence. Mais au moins j&#8217;en ai. Dommage que cette intelligence ne me serve qu&#8217;à me poser des multitudes de questions idiotes, à chercher à m&#8217;analyser moi-même, à me regarder d&#8217;un point de vue externe imaginaire, à prêter aux autres un avis supposé sur moi (a priori négatif), bref à me perdre au milieu de l&#8217;observation. La réciproque est vraie, d&#8217;ailleurs : j&#8217;analyse les mots et les comportements des autres en projetant sur eux mes propres fonctionnements, que pourtant je sais foireux. (… temporarily)<br />
2. Trop nombreuses sont les références aux petits papotages Facebook, ou Twitter, ainsi qu&#8217;aux sms et autres mails privés qui s&#8217;échangent entre les gens qui peuplent sa sphère personnelle. On ne sait pas ce qui s&#8217;y dit, et on n&#8217;a aucune raison d&#8217;aller suivre. Donc si le blog est une extension de Facebook et non l&#8217;inverse, alors je décroche. Si je ne suis pas en mesure de savoir de quoi il est question, pourquoi irais-je m&#8217;immiscer ? Ça deviendrait vite indiscret.<br />
3. Mon propos n&#8217;est pas, et ne peut pas être, de faire de la pédagogie sur la dépression. L&#8217;essentiel est d&#8217;en sortir, non de vaticiner à l&#8217;infini pour en décrire les ressorts ou les symptômes. Cependant, il est seul à pouvoir faire le chemin, et un jour ou l&#8217;autre il sera bien obligé de le suivre. Quand? Jusqu&#8217;ici, il temporise, à coup de bla-bla. Comme au début, il &laquo;&nbsp;n&#8217;y va pas&nbsp;&raquo;.<br />
Il a sa souffrance comme seule compagne, et tous les avis qu&#8217;on peut lui donner là-dessus ne seront vécus que comme des intrusions, des sortes de spams qu&#8217;on met directement dans la boîte à spams. Sa souffrance, il y tient, fermement, elle lui donne un sentiment d&#8217;intensité précieux.<br />
Ben reste où tu es, alors&#8230;<br />
4. Autre clé :<br />
Rester dans ma bulle en me plaignant que je suis seul au monde… Me rendre indisponible, inaccessible tellement ma pensée n&#8217;est centrée que sur ma propre vie et ma propre mort… et sur comment ELLE m&#8217;a laissé tomber et que c&#8217;est tout de ma faute&#8230;<br />
J&#8217;oublie un peu que les gens qui m&#8217;entourent peuvent eux aussi avoir une sensibilité. Et que mon superbe isolement peut aussi être interprété comme une attitude de mépris : je suis supérieur et vous n&#8217;êtes que des rats, et je suis profondément convaincu de l&#8217;inutilité de vous parler. Et/Ou de vous écouter. Et vous n&#8217;êtes pas en mesure de me comprendre (vous n&#8217;êtes pas assez intelligents).<br />
Ainsi la boucle est bouclée : les gens qui voulaient bien me parler se barrent tous, et me laissent seul dans ma merde parce qu&#8217;ils s&#8217;en foutent de moi. Hé bin vous avez qu&#8217;à tous aller mourir.<br />
(Ose me dire que j&#8217;ai tort !)<br />
5. Les médicaments mentent, comme je l&#8217;ai dit au début. Ils ne doivent rester qu&#8217;un moyen pour &laquo;&nbsp;en&nbsp;&raquo; sortir, non pour &laquo;&nbsp;y&nbsp;&raquo; rester. L&#8217;introspection ment, elle aussi. Un esprit en cours de dysfonction trouvera toujours toutes les auto-justifications de ses errements. Aucune réflexion ne rapproche d&#8217;une solution, et c&#8217;est bien le sens premier du mot &laquo;&nbsp;réflexion&nbsp;&raquo; : On n&#8217;arrive plus à regarder ailleurs. Seule compte l&#8217;image-reflet, la seule qui capte l&#8217;attention. La solution n&#8217;arrive qu&#8217;au moment où l&#8217;on quitte son nombril des yeux.</p>
<p>Ha, juste un truc que je voulais rajouter :</p>
<p>Je ne VEUX PAS que tu reprennes point par point en Blockquote les différents éléments de ce post, pour en réfuter les termes les uns après les autres, ou même y apporter des &laquo;&nbsp;précisions&nbsp;&raquo; floues. J&#8217;aime pas. Fais autrement. (Je sais très bien que tu réfuteras).</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://paper0.autographique.net/2010/01/11/satan-lhabite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title></title>
		<link>http://paper0.autographique.net/2009/12/19/36/</link>
		<comments>http://paper0.autographique.net/2009/12/19/36/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 Dec 2009 08:45:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paper0</dc:creator>
				<category><![CDATA[Allure]]></category>
		<category><![CDATA[Bromure And Rocur]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Figure]]></category>
		<category><![CDATA[Futur]]></category>
		<category><![CDATA[Piqûre]]></category>
		<category><![CDATA[Posture]]></category>
		<category><![CDATA[Serrure]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://paper0.autographique.net/?p=36</guid>
		<description><![CDATA[Samedi, décembre le 19. Un billet sans sujet, juste pour le plaisir d’écrire Levé tôt (6 heures), avant même que Chuck.hc n’aille se coucher. Une fois V. partie bosser, et après qu’elle m’ait appelé pour dire qu’elle était bien arrivée, quelques moments personnels de rêvasserie autour du Bubblebreaker de mon téléphone, en laissant la bride [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi, décembre le 19. Un billet sans sujet, juste pour le plaisir d’écrire<br />
Levé tôt (6 heures), avant même que Chuck.hc n’aille se coucher. Une fois V. partie bosser, et après qu’elle m’ait appelé pour dire qu’elle était bien arrivée, quelques moments personnels de rêvasserie autour du Bubblebreaker de mon téléphone, en laissant la bride sur le cou aux déroulements de mes pensées.<br />
Allumé l’ordinateur à 8 heures.<br />
Le premier acte, après la lecture des mails, consiste à aller, en administrateur, corriger les fautes géantes sur le blog de Chuck.hc. C’est du boulot, mais ça met en train.<br />
Pendant ce temps, je repense à la neige et à la moto. Pas question de rejouer à ça aujourd’hui.
<parenthèse> Hé Ho ! je suis en vacances ! S’il veut vraiment sa prise de sang, il prendra le train, c’est pas si loing (= long+loin). Mais il vaut mieux qu’il aille se coucher. A la place il scannera ses derniers résultats de CDT et changera la date. Ça ne sera qu’un péché mineur, puisqu’on sait qu’il est totalement abstinent depuis bientôt quatre mois</parenthèse>. En fait, le mariage impossible de la neige et de la moto fut la raison principale de mon abandon, l’année dernière, du statut libéral de mon métier d’infirmier. Infirmier libéral à Paris, je pense que c’est incompatible avec une voiture. J’ai fait il y a longtemps déjà un choix et je suis devenu motard. J’y reviendrai sûrement de temps à autre. Dans la catégorie « allure »<br />
Et maintenant voilà, je travaille dans une MAS à trois kilomètres de chez moi, et je pourrais aussi bien y aller en Mobylette.<br />
[Parler de mon métier sera sans doute un des centres principaux d’intérêt de ce blogue en devenir. Les billets correspondant figureront en catégorie « Piqûre », et je mettrai en sous-catégorie le « Bromure and Rocur » qui existe déjà, pour les connaisseurs]. Qu’est-ce qu’une MAS ? Une Maison d’Accueil Spécialisée. On y héberge des adultes en situation de handicap psychique, pour lesquels il n’est pas envisageable de se mélanger avec vous et moi. Autrement dit, il s’agit d’un lieu de privation de liberté, et on y reviendra aussi.<br />
(Et non, c’est pas la peine de le faire, le jeu de mots : on le connaît, je sais, je suis infirmier à la masse, et je soigne des gens à la masse, d’accord, mais maintenant que c’est dit, on n’a plus à y revenir, hein ?)<br />
Allez, la suite.<br />
9 heures, après un peu de lecture, un flot de sujets possibles. « la vie d’un dépressif », « comment réussir à échouer »(Paul Watzlawick, traduit par Anne Lise Hacker—(!) je n’invente rien !)  « Journal d’un geek dépressif », « le hacker amoureux ». Quelques titres possibles de billets futurs. Ah, « Futur ». Ça, c’est une bonne catégorie. Comme « Lecture ». On mettra « Usure » en sous-catégorie là-dedans. C’est fou ce que je fais comme parenthèses. Qui, comme on peut se douter, sont des thèses parentes. Non, juste une autre parenthèse lacanienne.<br />
Donc un autre grand thème consistera à parler un peu du grand Chuck.hc, de quand il faisait semblant d’aller bien en buvant du rosé, de comment il allait mal quand sa copine s’est mise avec un jeune con qui boira de la vodka quand il ne conduira plus, c’est-à-dire bientôt, et de comment il ira bien quand il arrêtera de se dire « mais qu’est-ce que je suis mal ! »<br />
Ah oui, et aussi à dire comment il me fait penser à mes propres périodes de dépression. Je ne peux pas comparer, et aucune expérience ne peut servir de leçon ni d’exemple. Fidèle à ma méthode cependant, je glisse de temps en temps des graines qui peuvent, s’il sait s’en occuper, germer en pensées positives, ou servir à lutter contre les négatives. Et pour commencer, il faut bien savoir que ni l’auto-analyse, ni une documentation solide, ne sont d’une quelconque utilité. Au contraire, elles jouent un rôle plutôt négatif.<br />
Il ya ceux qui s’écoutent parler, et ceux qui se lisent écrire (j’en suis). Enfin ceux qui se regardent penser. Ceux-là ont un deuxième train de pensées, qu’ils prêtent à d’imaginaires spectateurs : « qu’est-ce qu’il est intelligent, ce garçon », tout en se répétant « mais qu’est-ce que je peux être con ! »<br />
On y reviendra. Sur l’ambivalence, sur ma propre vie et sur celle d’autres, comme Chuck.hc.</p>
<p>Quelques références&#8230;<br />
Raymond Roussel, Ian Watson, Paul Watzlawick, M.F. Hirigoyen, etc, et tant d&#8217;autres. N&#8217;oublions pas Carlos Castaneda, qui, bien qu&#8217;il ait signé une monumentale arnaque, m&#8217;a été très utile.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://paper0.autographique.net/2009/12/19/36/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dents blanches et Coton-Tige</title>
		<link>http://paper0.autographique.net/2009/12/18/dents-blanches-et-coton-tige/</link>
		<comments>http://paper0.autographique.net/2009/12/18/dents-blanches-et-coton-tige/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 11:06:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paper0</dc:creator>
				<category><![CDATA[Allure]]></category>
		<category><![CDATA[Figure]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://paper0.autographique.net/?p=33</guid>
		<description><![CDATA[Tiens si je me faisais une p’tite ligne ? Voire même un p’tit texte complet ? Pas sûr que je sache vraiment à l’avance quel en sera le sujet, mais c’est pas grave. Tant de choses à dire qu’elles iront bien pelle-mêle. Et à propos de pelle, pourquoi pas la neige ? Il reste affligeant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tiens si je me faisais une p’tite ligne ? Voire même un p’tit texte complet ?<br />
Pas sûr que je sache vraiment à l’avance quel en sera le sujet, mais c’est pas grave. Tant de choses à dire qu’elles iront bien pelle-mêle. Et à propos de pelle, pourquoi pas la neige ? Il reste affligeant de constater, année après année, et bien qu’on sache la météo de plus en plus fiable, que les services de la DDE sont toujours moins réactifs.<br />
Connaissant l’heure d’apparition des premiers flocons en fonction de l’arrivée normande de la perturbation, « quelqu’un » aurait pu décider des horaires appropriés de salages préventifs des axes importants. Ben non. A contrario, ce sont les petites rues adjacentes, en tous cas chez moi, qui en ont bénéficié les premières. Alors, en confiance, on va jusqu’à la Nationale à quatre voies, et là, paf ! Tapis blanc. Je ne sais pas si vous avez un jour roulé, à deux sur une moto pesant 280 kilos à sec (soit poids total roulant 460 kg) sur une couche de neige, avec un trafic dense&#8230; c’était coton. Ligne blanche, coton blanc, déneigement&#8230; on reprend le cours du texte.<br />
Je suis parvenu à transporter mon colis (j’en ai déjà marre de l’appeler Richard, alors rendons-lui son identité : Julien) jusqu’à son rendez-vous, malgré les glissades rattrapées. A l’arrivée, il a fallu relever la moto deux fois, on avait vingt minutes de retard, comme tout le monde, ce qui n’a pas remis en cause ledit rendez-vous, au fond. Le temps de garer la moto « proprement », je décide qu’on la laissera là et qu’on rentrera à la maison en train. Chance : nous sommes à côté de la gare, sur la même ligne. Et tant pis pour le deuxième rendez-vous, celui avec l’addictologue. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on va changer de molécule pour ses anti-dépresseurs notoirement inefficaces. Je parle de la venlafaxine.<br />
Retour maison à 11 heures, la neige a arrêté sa chute.<br />
15 heures : ma chérie ne va pas tarder à rentrer du boulot, et je me dis, puisque la route est dégagée (sans doute), qu’on pourrait refaire le trajet de ce matin pour ramener la moto. Ça craint un peu, Sarcelles, pour les motos solitaires à l’arrêt sur un trottoir. Mais entre-temps il se remet à neiger. Lorsqu’elle arrive, elle me dit qu’elle a roulé tout à fait normalement, à 95 km/h, et que c’est OK. Mais qu’on ferait bien d’y aller sans attendre. Effectivement, fallait pas attendre une minute de plus. J’ai réussi à ramener la moto, dix kilomètres à trente à l’heure avec mon Chouchou derrière et tant pis pour ceux qui suivent, mais je n’aurais certainement pas pu remonter la côte jusqu’à la nationale ne serait-ce que cinq minutes plus tard. Le but du jeu consistant à démarrer (en seconde avec un embrayage mort), de garder les deux pieds par terre, et de ne surtout pas s’arrêter jusqu’en haut de la montée, sous peine de ne jamais repartir.<br />
Et au milieu du trajet, sur la nationale, j’ai commis une erreur qui aurait très bien pu mal tourner : j’aurais pu me faire percuter par la voiture de ma chérie. En voulant allumer mes warnings, j’ai aussi actionné le coupe-circuit général. Le temps que je réalise et le rallume, la moto était déjà retombée à 15 km/h, juste au-dessus de la limite du débrayage automatique (oui, c’est une moto semi-automatique, une FJR 1300 pour les connaisseurs, comme celles des gendarmes). Bien sûr je n’ai pas touché les freins, et j’ai eu de la chance que le moteur reprenne tout de suite la motricité. Sinon, chute, Chouchou aurait freiné, elle se serait fait rentrer dedans par l’arrière et aurait été reprojetée sur moi. Enquête. Avez-vous voulu assassiner votre mari ?<br />
Bon je blague, mais le danger est certain, de vouloir à toute force honorer  un rendez-vous chez le psy pour quelqu’un d’autre ! J’aurais dû renoncer dès le matin. Oui, mais c’est de la faute à notre Maire, que je serai obligé de réélire, aussi. S’il n’avait pas fait saler les petites ruelles, je ne serais pas allé jusqu’à la nationale. Arrivé, là, autant tenter le coup, « on verra bien ».</p>
<p>Bon, en vrai j’avais plutôt envie de parler de la dépression de Julien. Mais je vois que le thème WordPress que j’ai choisi là n’est pas du tout adapté au style de billets que j’ai envie de publier.</p>
<p>Donc je vais tenter d’en changer, pour quelque chose d’un peu plus simple, avec une colonne principale plus large. Mais pour faire bonne mesure, je vais quand même faire un petit copier-coller d’un commentaire que j’ai déjà publié sur son blog à lui, et que j’aimerais bien qu&#8217;il relisasse. Si, si, relisasse :</p>
<blockquote><p><em>Voilà qui mérite un gros commentaire ! Mais je ne sais pas si je vais avoir le temps, parce que là, tu vois, je vais devoir aller au boulot. Et en fait, si tu pouvais faire comme moi, ça t’éviterait peut-être de te monter des films de flippé en tabassant ton clavier à des heures improbables, ce qui trouble le sommeil des braves gens qui peuplent ta maison à des six heures du matin !!! Merde alors. Qu’ensuite tu dises que tu vas « essayer » de dormir et qu’on te retrouve dans ton lit avec le casque de l’iPod sur les oreilles et la playlist en boucle ! Tu le fais exprès ou quoi ?<br />
Et d’abord est-ce que tu as parlé à ton addicto de tes hypoglycémies, à 0,53 g/l alors que tu avais bu un (ou plusieurs) cafés sucrés deux heures avant ? Vu que c’est tes parents qui prélèvent ton sang… ils sont pas mal placés pour savoir, eux.<br />
Allez, la suite.<br />
Le spectre de la prison n’a sûrement pas provoqué ton « entrée en dépression ». C’est exactement le contraire : c’est la dépression qui a provoqué ce montage de ton cerveau : aucun tribunal ne t’enverra en prison, pour un premier délit routier avec accident provoqué sans dommages corporels. C’est un film que tu te fais.<br />
De plus, le tribunal ne te reprendra pas ton permis, c’est une peine que tu as déjà purgée. Quatre fois, si je ne m’abuse. Le fait que tu habites chez tes parents t’a permis de subir cette peine dans un relatif confort, mais a aussi provoqué de ta part un repli sur toi-même de plus en plus marqué, et je ne parle pas seulement ici du comportement addictif. Mais entre autres choses, nous (tes parents) pensons parfois qu’on ne te rend peut-être pas le meilleur service en te laissant le gîte, le couvert, l’eau, l’électricité, internet et tout ce qui s’ensuit comme papotage online. Tu me suis ?<br />
Et si le tribunal te condamnait, ce dont je doute, à une peine de TIG, je ne suis pas sûr que je pleurerais.<br />
Bon, pardon, mais là tu m’as un peu énervé.<br />
Je suis heureux de tes trois mois bientôt, et ça mérite tous les encouragements. ensuite, le fait que ton traitement psychiatrique puisse être assez agressif pour ton foie au point de simuler certains symptômes de l’alcoolisme, ça faisait partie des risques, ils seront amplement contrebalancés par le CDTec et un certificat médical. Tu récupéreras ton permis, et on fera tous les efforts qu’il faut pour que tu puisses t’en servir. Mais il faudra que tu fasses un pas supplémentaire : trouver un boulot.<br />
Par rapport à la société Autographique, là aussi il faut être clair : il va sans doute falloir en passer par une liquidation. La Taxe Professionnelle n’étant pas encore abolie, on a encore 421 euros à payer, c’est-à-dire la moitié du capital qui nous reste. Je sais que c’est pénible, mais les choses n’arrivent pas toutes seules, et nous ne sommes pas en mesure de trouver la clientèle, ça, on ne sait pas faire.<br />
Pour conclure, si tu veux, prends-toi pour le fils non désiré de Monsieur Regard des Autres et de Mademoiselle Image de Soi, qui ont en ce moment quelques scènes de ménage. Les enfants n’aiment pas les conflits entre leurs parents. Ça leur fait du mal.<br />
Comme on ne peut plus éditer les commentaires, je vais prendre soin de faire un copier-coller de celui-ci, au cas où j’aurais besoin d’y revenir, voire de le structurer un peu mieux, parce que là, faute de temps, je l’ai balancé d’un jet et je ne sais pas si tout est bien construit… Pardon d’avance,<br />
Et attention aux interprétations !!!</em></p></blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://paper0.autographique.net/2009/12/18/dents-blanches-et-coton-tige/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Docteur Salcon</title>
		<link>http://paper0.autographique.net/2009/12/11/docteur-salcon/</link>
		<comments>http://paper0.autographique.net/2009/12/11/docteur-salcon/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 11:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paper0</dc:creator>
				<category><![CDATA[Impur]]></category>
		<category><![CDATA[Moisissure]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://paper0.autographique.net/?p=29</guid>
		<description><![CDATA[C’est un personnage secondaire d’une histoire plus vaste. Un de ces soi-disant médecins dont la préoccupation première n’est certainement pas d’apporter son soutien ni son aide aux gens qui le consultent. Un personnage qui, bien que secondaire, est capable de maintenir sous l’eau la tête de quelqu’un qui se noie. Un assassin, donc. On a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un personnage secondaire d’une histoire plus vaste.<br />
Un de ces soi-disant médecins dont la préoccupation première n’est certainement pas d’apporter son soutien ni son aide aux gens qui le consultent. Un personnage qui, bien que secondaire, est capable de maintenir sous l’eau la tête de quelqu’un qui se noie. Un assassin, donc.<br />
On a compris, je vais faire de la pub pour un fichu connard, et pourtant je n’en suis pas moi-même la victime. Ce n’est pas non plus le premier que je croise. J’aimerais simplement que les gens qui ont besoin d’aide, voire de soutien moral, évitent soigneusement cet endroit.<br />
Chez lui c’est glauque. En fait, je n’avais tout d’abord pas voulu m’arrêter à ce genre de détail. J’avais trouvé pratique le fait qu’un ORL soit capable de proposer trois heures de rendez-vous différentes pour le jour même. Je ne voulais pas voir que plus un médecin est « bon », plus il est surbooké et plus les rendez-vous sont lointains. Et même j’étais prêt à penser que son installation était récente.<br />
Cela se passe dans la bonne ville d’xxx (mais toute ressemblance avec une personne existant ou ayant existé ne sera aucunement le fruit du hasard). Admettons que c’est en grande banlieue nord, et qu’on y joue bien au ping-pong. Je crois qu’il n’y a pas beaucoup d’ORL, dans cette bonne ville.<br />
J’avais accompagné le lundi après-midi l’un de mes résidents, qui le fréquente assez régulièrement pour des nettoyages consécutifs à une otite chronique cavitaire. Appelé le matin, rendez-vous l’après-midi, on m’avait attribué l’accompagnement sachant que ce jour-là nous étions deux infirmiers en poste.<br />
Salle d’attente : des carrés de moquettes élimés, marron, qui dégagent cette odeur caractéristique d’acariens qui festoient depuis de nombreuses années, jamais dérangés par le moindre shampooing. Le cabinet en lui-même n’est guère plus encourageant : un coin bureau pour les entretiens, les prescriptions (et surtout les règlements), et un secteur « soins » dominé par une haute et lourde chaise orientable, un scialytique et une grosse console où sont entreposés les instruments. Ces derniers surmontés d’un rouleau de Sopalin®. Odeur moins soutenue que dans la salle d’attente. De temps en temps on fait le ménage. Je me prends à espérer qu’on fait aussi de temps en temps le ménage sur cette console, où s’entassent, s’empilent, se télescopent des centaines d’embouts pour otoscope, de speculums, pas mal de boîtes d’instruments, dans un joyeux foutoir. Je me demande au passage si tous ces embouts sont bien à usage unique. Le Sopalin, lui, sert beaucoup.<br />
Quant au spécialiste en oto-rhino-laryngologie, un petit Monsieur à la quarantaine légèrement dégarnie et blonde, mince et sèche, le moins qu’on puisse dire est qu’il ne dégage pas une impression de grande chaleur humaine. Mais il fait son boulot. Je n’ai rien à dire sur ce point. Juste que son cabinet n’est pas trop net.<br />
Alors je finis par oser. J’avoue que j’ai bien hésité, mais enfin, j’ai cet ami, là, que je vais appeler Richard, qui traîne une mycose buccale depuis un an, dont les multiples traitements anti-fongiques ne sont pas arrivés à bout. Il a besoin d’une consultation, et l’occasion est trop belle, on aurait dit que cet accompagnement impromptu était arrangé pour ça. Il veut bien me donner rendez-vous pour le jeudi suivant à 10 heures et me demande de lui résumer le problème. Devant la personne que j’accompagne, en toute discrétion. Alors j’expose, moi aussi assez discrètement, et j’ajoute qu’il s’agit d’un contexte de sevrage alcoolique, que mon ami est abstinent, et qu’en outre il est professeur de batterie et éprouve le besoin de faire un bilan de son audition.<br />
La suite est extrêmement détestable, mais c’est mon ami Richard qui me l’a racontée, puisque je n’ai pas assisté à cette consultation-là.<br />
—Oui, j’ai arrêté de boire depuis trois mois, je suis suivi en addictologie au CH d’Eaubonne<br />
—Ouais, on sait bien que vous y retournez tous, hein&#8230; Et pourquoi vous voulez faire l’audiogramme, exactement ?<br />
—Ben, pour savoir où j’en suis&#8230;<br />
—Mais ça va servir à quoi ?<br />
—A faire le point, quoi<br />
—Oui, bon, vous avez perdu un peu dans les aigus, vous n’avez qu’à acheter une batterie électronique, ça fait moins de bruit&#8230;<br />
A quel moment a-t-on oublié qu’il s’agit d’un professeur dont l’enseignement de la batterie constitue le gagne-pain, et qu’une bonne audition est un peu nécessaire pour continuer à exercer ?<br />
Le dernier point à propos duquel mon ami a eu un peu envie de baffer l’abruti tournait autour de réflexions plus ou moins déplacées à propos de CMU, qu’il ne faisait pas de télétransmission et allait être obligé de faire la feuille d’honoraires à la main&#8230; Le pauvre et sombre imbécile.</p>
<p>Je ne peux pas localiser mieux ce bon Docteur Salcon, ORL dans une petite ville du nord parisien réputée pour son club de tennis de table, mais j’espère que ce billet lui fera un peu de pub. Il le mérite amplement, tout comme il mériterait bien son pain quotidien. Dans les dents.<br />
Qu’il sache qu’on parle de lui auprès de ses confrères. Et on en connaît.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://paper0.autographique.net/2009/12/11/docteur-salcon/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dites-moi tout</title>
		<link>http://paper0.autographique.net/2009/11/27/dites-moi-tout/</link>
		<comments>http://paper0.autographique.net/2009/11/27/dites-moi-tout/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 13:27:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paper0</dc:creator>
				<category><![CDATA[Posture]]></category>
		<category><![CDATA[Serrure]]></category>
		<category><![CDATA[fissure]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://paper0.autographique.net/?p=22</guid>
		<description><![CDATA[En relisant mon billet précédent, je (re)découvre quelque chose : l&#8217;impact du temps consacré à l&#8217;expression d&#8217;une idée sur l&#8217;idée elle-même. Je réalise que ce que j&#8217;ai écrit ne correspond pas, entièrement du moins, à ce que j&#8217;avais en tête au moment de commencer à rédiger. Lorsqu&#8217;on écrit, les torrents de la pensée ne s&#8217;arrêtent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En relisant mon billet précédent, je (re)découvre quelque chose : l&#8217;impact du temps consacré à l&#8217;expression d&#8217;une idée sur l&#8217;idée elle-même. Je réalise que ce que j&#8217;ai écrit ne correspond pas, entièrement du moins, à ce que j&#8217;avais en tête au moment de commencer à rédiger. Lorsqu&#8217;on écrit, les torrents de la pensée ne s&#8217;arrêtent pas pour autant. Pourtant je fais partie des gens qui ont poussé assez loin leur vitesse de frappe à dix doigts et selon la méthode Foucher. De même je ne perds pas forcément de vue la fin de ma phrase même lorsque j&#8217;entame une longue parenthèse. Mais arrivé à la fin, je ne suis pas sûr d&#8217;avoir transcrit exactement ce que je voulais. Et même, je suis sûr du contraire.<br />
Il y a un gros sacrifice à faire : se contraindre à ralentir le processus idéatif ou taper encore plus vite. Les deux sont impossibles, et il reste entre l&#8217;idée de départ et la phrase finale des trous, des fissures, des raccourcis, des hiatus inexprimables, que j&#8217;ai beaucoup de mal à accepter. Fais un effort, paper0, ne renonce pas à tenir ce blog. Au final, tu en diras bien assez long.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://paper0.autographique.net/2009/11/27/dites-moi-tout/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Comprenne qui pourra</title>
		<link>http://paper0.autographique.net/2009/11/27/comprenne-qui-pourra/</link>
		<comments>http://paper0.autographique.net/2009/11/27/comprenne-qui-pourra/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 13:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paper0</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bromure And Rocur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://paper0.autographique.net/?p=17</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est le titre de la catégorie qui reste à décrypter. Pour le reste, voici une réponse en forme de billet, ou plutôt un billet en forme de réponse&#8230; Dédié à Cath, une sorte de coreligionnaire qui administrait les grands lavements en service fermé les mercredis. Une infirmière qui ne regrette pas de ne plus l&#8217;être, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est le titre de la catégorie qui reste à décrypter. Pour le reste, voici une réponse en forme de billet, ou plutôt un billet en forme de réponse&#8230;<br />
Dédié à Cath, une sorte de coreligionnaire qui administrait les grands lavements en service fermé les mercredis. Une infirmière qui ne regrette pas de ne plus l&#8217;être, de la part d&#8217;un autre qui aurait bien aimé cesser aussi.<br />
J&#8217;ai, l&#8217;année dernière et à la faveur d&#8217;un héritage, arrêté totalement de bosser, pour me consacrer à la <a href="http://autographique.net">société de graphisme/webdesign</a> que j&#8217;ai fondée avec Chuck.hc. Quand des gens sont venus transformer les soldes de mes comptes en zéro absolu, j&#8217;ai dû m&#8217;y remettre, mais je dois dire qu&#8217;à moi non plus ça ne manquait pas. M&#8217;y revoilà, alors je fais avec.<br />
C&#8217;est vrai qu&#8217;écrire est d&#8217;abord un plaisir solitaire. Être lu répond à l&#8217;angoisse du regard des Autres. En tant que mère maquerelle des mots que j&#8217;aime à marier, voici l&#8217;histoire que je propose : Monsieur Regard des Autres rencontra un jour Mademoiselle Image de Soi. Ils se marièrent et eurent de nombreux petits billets sur le web. Advint ce qui devait : l&#8217;un d&#8217;eux prit le Pouvoir. Monsieur Regard des Autres rédigea pour être lu, et recevoir un jugement, de préférence négatif. Bien sûr il en conçut de la frustration, et pour bouder, confia ses billets à son épouse, qui n&#8217;avait cure d&#8217;être jugée et aimait plus que tout se livrer à des exercices de style pleins de licence, ce que Monsieur trouvait parfois léger. Alors les billets ne furent plus que jolis, ce qui engendra une nouvelle frustration.<br />
Mais un jour ils firent un bilan, et à nouveau se réunirent pour qu&#8217;enfin nul, du fond ou de la forme, n&#8217;ait plus jamais préséance.<br />
J&#8217;aimerais que ce lieu soit le petit-fils du couple originel. Garder voisins la profondeur et la légèreté.<br />
J&#8217;aime bien ce que j&#8217;écris, et cela me procure du plaisir. Par contre je tiens à ce que chaque phrase ait un contenu, dont le plaisir plus subtil pourrait durer plus longtemps.<br />
J&#8217;aimerais bien, aussi, qu&#8217;on recommence à vider les intestins des psychotiques. Peut-être pas à date fixe ni au bock. Mais bon sang, ça ne prend pas longtemps, un petit Normacol® !<br />
 <img src='http://paper0.autographique.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />   <img src='http://paper0.autographique.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />   <img src='http://paper0.autographique.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />   <img src='http://paper0.autographique.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />   <img src='http://paper0.autographique.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />   <img src='http://paper0.autographique.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://paper0.autographique.net/2009/11/27/comprenne-qui-pourra/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

