Comme si j’écrivais moi-même la quatrième de couverture de mon premier roman. Ça me paraît un peu indécent, quoi. Admettons que je reviendrai de temps à autre sur cette page pour l’éditer, l’améliorer. Entendons-nous bien : améliorer la page elle-même. Je ne vois pourquoi j’irais dire du bien de moi-même, alors que je n’en pense pas beaucoup. Quoique. C’est à prendre en tant que thérapie, sans doute : renforcer une estime de soi un peu déficitaire. Je sais, j’énerve du monde avec ça.
J’avais l’intention, il y a presque deux ans, de « faire un blog ». Voyez-vous ça. Je pensais avoir le temps de l’alimenter régulièrement, et non seulement le temps mais la matière. Car il ne suffit pas de penser qu’on a des choses à dire. Il faut encore qu’on pense qu’elles ont un intérêt, et ceci acquis, il faut encore prendre le temps de noter toutes ces choses intéressantes, qui arrivent à la conscience précisément en roulant à 110 km/h au guidon de mon véhicule, même dans la légalité la plus parfaite puisqu’il s’agit d’une deux fois deux voies.
Allez, il m’arrive aussi de me servir de mon cerveau allitératif quand je suis sur mes deux jambes. Mais le temps lui-même décide autrement. Depuis deux ans, rien ne s’est passé comme prévu et je suis resté bien éloigné de moi-même et de ce besoin/désir de me montrer. J’ai toutefois conscience que des choses à dire, oui, j’en ai, et intéressantes qui plus est. L’obstacle majeur consiste donc à mettre en ordre, puis en forme, toutes les bribes qui parviennent à la surface en trains de pensées qui s’entrecroisent et forment un réseau sans début et sans fin.
Plus récemment, j’ai été amené à pratiquer quotidiennement de la correction orthographique sur le blog de mon… de mon… comment pourrais-je appeler ça ??.. Beau-fils et néanmoins ami ? appelons-le Chuck, bien que ce soit pénible à dactylographier. Or donc ce garçon, charmant, intéressant mais présentant quelques lacunes orthographiques, vit une aventure un peu intense, et en tient une chronique journalière sur son site. Il en est déjà sorti un petit livre sympa, et je crois bien que des développements prometteurs se dessinent encore. Et me voilà à donner du commentaire, et à me dire parfois que lesdits commentaires pourraient bien avoir place pleine et entière sur un espace de mon cru.
Chose faite, mais il n’est pas question de parler d’un autre, il a son blog pour ça. Par contre mes petits billets lui seront de temps à autre un peu utiles, je pense. Ici c’est chez moi, and here I am : middle-aged, certains diront vieux, d’autres que je ne les fais pas. Avec des coutures, des fissures, des fêlures, mais… pas de voiture. Avec de l’usure et un labur.
Vous êtes prévenus : rien que des mots. Et les fautes, ici, sont du genre intentionnel (C’est le genre, qui est intentionnel). Sauf exceptions.